Quatre institutions financières internationales s’associent avec l’Union européenne pour promouvoir les investissements en faveur de l’énergie durable au Maroc. Ensemble, ces institutions soutiendront des projets qui réduisent le gaspillage énergétique et encouragent le recours aux sources d’énergie renouvelable.

Telle est l’ambition du plan MorSEFF : la Ligne Marocaine de Financement de l’Energie Durable, avec un montant global de 800 millions de dirhams.
Le Maroc est membre fondateur de la BERD et reçoit des financements depuis 2012. À ce jour, la banque a investi 483 millions d’euros dans 18 projets, auxquels s’ajoutent 130 millions d’euros de lignes de crédit en faveur de la facilitation des échanges, accordés par l’intermédiaire de banques locales.
La BERD a aussi fourni une aide technique à plus de 135 PME locales. Prêts ou leasing par des banques partenaires locales, subventions ’investissement, et accompagnement technique gratuit, MorSEFF est l’offre clé-en-main pour la réalisation de projets d’efficacité énergétique et énergies renouvelables permettant une meilleure compétitivité des entreprises.
Afin de profiter des services MorSEEF, il faut disposer d’une certaine éligibilité, bien évidement du coté entrepreneurs mais aussi de celui des projets. Un entrepreneur éligible est une entreprise dont la majorité est détenue part le secteur privé, qui doit être viable et établie au Maroc. Tout secteur d’activité est accepté, y compris les sociétés de services énergétiques (ESCOs). Le financement cumulé, par emprunteur, sur la durée du programme, ne doit pas dépasser les 50 000 000 de dirhams.
Quant aux projets éligibles, ils doivent être, soit des investissements en projets d’efficacité énergétique dont 20% d’économie d’énergie par rapport à la ligne de base (30% bâtiments commerciaux) ou 20% de réduction des émissions de CO2, soit des projets d’énergies renouvelables, ainsi que les fournisseurs d’équipements d’EE & ER.
MorSEFF, propose un financement sur mesure pour les petits projets express. L’offre comprend un prêt ou leasing jusqu’à 3 000 000 de dirhams, des équipements pré-qualifiés choisis dans la base de données LEME (Liste des Equipements et Matériel Eligibles disponible sur www.morseff.com), et 10% de subvention.
Cette proposition est valable aussi pour les projets accompagnés, plus larges ou complexes. Ces projets profiteront d’un prêt pouvant atteindre 50 000 000 de dirhams ou un leasing jusqu’à 10 000 000 de dirhams, ainsi que des projets de modernisation, rénovation, extension de capacité, ou énergie renouvelable, et 10% ou 15% de subvention.
L’approche clé-en-main de MorSEFF offre divers avantages aux entreprises privées, notamment des avantages financiers, une assistance technique gratuite, une flexibilité et disponibilité du programme, et des avantages compétitifs.

Paru dans CDM Chantiers du Maroc n° 137 – Mars 2016

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Casablanca a accueilli, du 23 eu 25 février dernier, le salon international de l’énergie solaire et de l’efficacité énergétique « Solaire Expo Maroc ». Cette 5e édition a été marquée par un fort soutien institutionnel. Durant trois jours d’échanges fructueux, le salon était au service de la formation, de la recherche et de l’innovation.

Cet événement international a proposé aux professionnels une vision globale du marché africain et marocain, les dernières tendances du secteur, ainsi que les innovations dans le secteur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Avec plus de 70 exposants provenant des quatre coins du monde : Maroc - Tunisie - Belgique - Portugal - Espagne - Pologne - Australie - Italie - Chine, Solaire Expo Maroc a proposé, durant 3 jours, aux professionnels ou profanes, entreprises ou particuliers, enseignants ou étudiants et visiteurs ou exposants... une plateforme d’échanges, de rencontres et d’affaires pour s’informer, se former, échanger, rencontrer les fournisseurs clés du marché marocain et africain.
En quelques années, Solaire Expo Maroc est devenu un hub régional. « Le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et les égides des ministères nous confortent dans l’idée que notre stratégie pour ce salon s’inscrit en droite ligne des orientations énergétiques du royaume, mais aussi que les autorités du secteur ont été attentives à l’évolution et au positionnement du salon depuis son lancement », se réjouit Rachid Bouguern, fondateur et directeur général du salon.

Solaire Expo Maroc s’est démarqué également par son caractère scientifique, eu égard à son engagement dans la réflexion pour le développement du secteur de l’énergie solaire et de l’efficacité énergétique. Cet engagement s’est matérialisé par la tenue d’une série de conférences durant le salon, lesquelles ont réuni experts privés et publics, nationaux et internationaux, initiés et profanes du secteur permettant ainsi d’approfondir la réflexion sur le solaire et de partager des expériences réussies. Il y a eu également des tables rondes thématiques pour débattre des dernières tendances du marché et des dernières actualités à travers lesquelles, les acteurs et les décideurs ont mis en exergue les potentialités du Maroc en tant que porte-étendard du continent africain, des opportunités en Afrique, les aspects techniques et environnementaux, des cadres juridiques…, mais aussi les expériences réussies des pays maghrébins, africains et européens.

Cette 5e édition de Solaire Expo Maroc s’est démarquée également, et pour la 3e fois consécutive, par l’organisation d’une demi-journée de formation pratique dédiée aux étudiants, ingénieurs, techniciens, doctorants… pour leur permettre d’approfondir leurs connaissances théoriques et pratiques aux métiers de :

- Le solaire PV : installation PV raccordée au réseau public BT.
- La fonction d’expert auditeur en énergie.

Un concours universitaire de la Recherche et de l’Innovation a été également organisé, ayant pour objectif principal la promotion et l’encouragement de la recherche et de l’innovation dans les universités et écoles supérieures publiques marocaines.

La rédaction

Paru dans CDM Chantiers du Maroc N° 138 – Avril 2016

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La consommation énergétique marocaine provient de plusieurs sources principales. En premier lieu, les produits pétroliers, le charbon, suivis de l’hydraulique, le gaz naturel, l’échange d’électricité et d’un petit pourcentage d’éolien. Afin de pouvoir répondre à la consommation énergétique marocaine en croissance (environ 7% par an), le royaume a adopté une stratégie nationale.

La stratégie énergétique nationale se traduit par la mise en œuvre de plans d’action à court, moyen et long terme. Leur vision à court terme, de 2009 à 2012, a visé l’équilibre offre-demande électrique par le renforcement de la capacité de production électrique et l’efficacité énergétique. La vision à moyen terme dans laquelle nous nous inscrivons, est prévue de 2013 à 2019. Il s’agit d’un mix énergétique basé sur des technologies robustes et économiques (charbon, montée en puissance des renouvelables et développement du Gaz naturel. Quant à la vision à long terme, de 2020 à 2030, elle propose des options ouvertes sur les énergies alternatives.


Ces plans sont amenés à soulever plusieurs défis, notamment entre 2014 et 2025. Il s’agit bien de la satisfaction de la demande énergétique qui suit un rythme de croissance soutenu et qui augmentera de 70% entre 2013 et 2025. Il y a également la gestion maîtrisée de la transition énergétique du Maroc qui prend en considération la nécessité de préserver l’équilibre du secteur. Pour réussir le challenge, le programme de l’Efficacité Energétique (EE) agit sur plusieurs volets. Au niveau du bâtiment, il y a eu la mise en application, en novembre 2015, de la RTCM Règlementation techniques des constructions au Maroc fixant les règles de performances énergétiques des constructions.

Le programme EE prévoit également l’intégration de la planification énergétique au niveau de la planification communale et de l’aménagement urbain au niveau des villes. De même, le programme a instauré un projet pilote d‘éco-quartier au niveau de la ville d’Ouarzazate. Il vise l’intégration de mesures d’efficacité énergétique et énergies renouvelables au niveau de la rénovation de l’infrastructure du quartier. Du coté des établissements, le royaume a procédé à la mise en place d’un « mécanisme de promotion des énergies renouvelables et des mesures d’efficacité énergétique au service des produits touristiques ». Une convention a été signée, dans ce sens, en octobre 2014, entre le ministère de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, le ministère du Tourisme, la Société d’investissements énergétiques, l’Agence de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, la Société marocaine d’ingénierie touristique et la Confédération nationale du tourisme.

Sur le plan industriel, le programme comprend la réalisation des audits énergétiques pour des entreprises industrielles, filières groalimentaire, chimie et parachimie. Un rajeunissement du parc de véhicules et une sensibilisation aux techniques d’efficacité énergétique ont été adoptés par le programme dans le secteur du transport. Le programme EE prévoit également la réalisation d’un projet pilote d’éclairage public alimenté par l’énergie solaire au niveau de la région de Fès, ainsi que le développement de la première SDL pour la gestion de l’éclairage public Sala Noor. Plus de 360 000 m² de chauffe-eaux solaires seront installés suite au programme. Les mosquées font également partie du plan, d’où le lancement de la 1ère phase du programme de mise à niveau énergétique des mosquées qui portera sur 1000 mosquées de petite, moyenne et grande taille. La Mosquée Assuna est le premier projet pilote.

Dans le but d’accompagner et assister ce programme, des mesures ont été prises. En premier lieu, l’opérationnalité du fonds pour le développement énergétique. Ce fonds a pris en charge le remboursement de la ristourne. 310 millions de dirhams qui ont été alloués pendant 3 ans à la tarification incitative sociale. Des incitations fiscales ont été mises en place comme la réduction à 2,5% des droits de douanes appliqués aux équipements performants comme les lampes basse consommation (LBC) et les voitures économiques et également la réduction de la TVA de 14 à 10% sur les équipements de chauffe-eaux solaires dans le cadre de la loi de finances 2015. L’efficacité énergétique est un défi prioritaire aujourd’hui pour tous les pays, surtout dans le contexte de crises économiques. C’est également une responsabilité collective qui nécessite la mobilisation de tous les opérateurs publics et privés, les organisations professionnelles, ainsi que l’ensemble des citoyens. Elle est une nouvelle révolution énergétique qui implique à la fois des changements technologiques et des comportements sociétaux nouveaux.

A moyen ou long terme, l’efficacité énergétique permettra de créer environ 36 000 emplois, d’éviter les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’environ 320 millions de tonnes d’émissions de CO2 en 2030, de développer de nouveaux marchés de produits et services de l’efficacité énergétique, de valoriser des plateformes industrielles et l’émergence d’un tissu industriel spécialisé et compétitif, de créer des filières spécialisées au sein des grandes écoles d’ingénieurs et des universités et de développer des concepts novateurs de financement .

La rédaction

Paru dans CDM Chantiers du Maroc n° 137 – Mars 2016

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AOB Group a organisé à Casablanca, la première édition des « Rencontres de l’efficacité énergétique ». Un événement incontournable pour les industriels, les promoteurs et architectes, ainsi que tous les professionnels de l’écosystème de l’énergie.

La première édition des Rencontres de l’efficacité énergétique a eu pour objectif d’informer et de sensibiliser sur l’état des lieux de l’efficacité énergétique, de présenter les atouts et les opportunités ainsi que les solutions innovantes qui ont percé dans ce domaine. AOB Group a reçu, pour cette manifestation, des experts nationaux et internationaux du domaine de l’efficacité énergétique parmi lesquels ceux du ministère de L’Energie et des mines et du ministère de l’Industrie ainsi que de l’association Morocco Green Building Council MGBC spécialisée dans les bâtiments durables. Benoit LEBOT, directeur exécutif du Partenariat international pour la coopération sur l’efficacité énergétique au niveau du G20 a fait une intervention sur les conclusions de la COP 21 et les grandes lignes de la COP 22. Après les conférences, les tables rondes ont traité de thèmes majeurs tels que l’audit énergétique dans l’industrie liée fortement à la compétitivité, les Data Center et les systèmes d’information, les bâtiments durables et le financement de l’efficacité énergétique.

Deux questions à Benoit LEBOT, Directeur exécutif de l’IPEEC

 

Quel a été l’objet de votre intervention lors des rencontres sur l’efficacité énergétique à Casablanca en février dernier ?

B.L : Pendant cette intervention, nous avons abordé plusieurs axes, tels que :
• Situer l’importance de l’efficacité énergétique dans le développement économique mondial : lien avec les enjeux économiques, environnementaux, climatiques
• Décliner les ordres de grandeur de l’efficacité énergétique
• Expliquer les collaborations internationales sur l’EE, notamment celle dans le cadre des pays du G20
• Partager les dernières recommandations internationales en matière d’efficacité énergétique
• Illustrer quelques succès dans les collaborations internationales dans les domaines de l’efficacité énergétique

Que sont les bénéfiques tirés d’une stratégie d’efficacité énergétique ?

B.L : Les bénéfices d’une politique d’efficacité énergétique sont multiples. En premier lieu, la réduction des factures individuelles ou collectives d’énergie, mais également l’amélioration de la productivité dans les industries et les bâtiments, l’amélioration du confort et de l’accès à l’énergie, la réduction des pollutions locales (qualité de l’air) et globales (réduction des gaz à effet de serre), la création de valeurs ajoutées et d’emplois, etc...

Paru dans CDM Chantiers du Maroc n° 137 - Mars 2016

 

 

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SMI, filiale de Marita group, a annoncé le lancement officiel de la Green tech valley, une nouvelle cité d’affaires, de santé, de bien-être et de loisirs, qui fait partie intégrante du grand projet d’aménagement de la vallée du Bouregreg. Située au centre du nouveau quartier d’affaires Bab El Bahr, elle allie développement durable et responsabilité socio-culturelle.

Les travaux de ce projet, qui s’étale sur une superficie de 3,5 hectares, démarreront au cours du premier semestre de l’année en cours, sachant que la livraison finale est prévue pour fin 2018. La BID (Banque islamique de développement) est partenaire de ce projet, ce qui constitue sa première participation directe en capital dans un projet privé.
Afin de réaliser cette Green tech valley, il a fallu consacrer une enveloppe budgétaire de 2,5 milliards de dirhams afin d’offrir 150 000 m² de plancher et 1 300 places de parking sur deux niveaux. Les prestations complémentaires dans l’offre de dynamisme et de bien-être incluent, entre autres, le mall, le quartier des affaires, les logements éco-construits et la cité médicale de thérapies alternatives. L’ensemble est bâti autour d’une promenade végétale en plein air symbolisant la vie et l’esprit vert de Rabat.
Les concepteurs de la Green tech valley ont réuni les dernières innovations technologiques en matière de développement durable et d’économie d’énergie, pour en faire un modèle responsable, éco-durable offrant des prestations innovantes à la portée de tous. Ils ont également voulu développer un territoire où le Maroc pourra expérimenter ce qui se fait de mieux en termes de technologie. L’énergie de source solaire est présente en force dans ce projet grâce à la technologie photovoltaïque.
La nouvelle cité revêt une importance socio-économique pour les villes de Salé et Rabat avec la création de presque 11 000 emplois directs et indirects.

Fatimazahra MEDAOUI

Paru dans CDM Chantiers du Maroc n° 137 – Mars 2016

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